RGA : un risque souvent sous-estimé dans les dossiers de diagnostic
- Mathilde Rolland
- il y a 7 jours
- 3 min de lecture
Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est aujourd’hui l’un des risques naturels les plus répandus en France. Présent sur une large partie du territoire, il figure régulièrement dans les États des Risques et Pollutions (ERP).Pourtant, dans les dossiers de diagnostic, ce risque reste encore mal compris, parfois minimisé, voire réduit à une simple mention réglementaire.
Pour les diagnostiqueurs, le RGA représente pourtant un enjeu réel de qualité du dossier, de pédagogie client et de sécurisation professionnelle.

Le retrait-gonflement des argiles : un risque bien réel
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est lié à la capacité de certains sols argileux à se contracter en période de sécheresse et à se dilater lors du retour de l’humidité.
Ces variations de volume peuvent entraîner :
des fissures sur les murs et les façades,
des désordres structurels,
des déformations des fondations,
des impacts sur la stabilité globale du bâti.
Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il est renforcé par la multiplication des épisodes de sécheresse, observée ces dernières années. Le RGA n’est donc pas un risque théorique : il s’agit d’un aléa déjà constaté, reconnu par les pouvoirs publics et intégré aux dispositifs d’information réglementaire.
Pourquoi le risque RGA est souvent minimisé dans les dossiers
Dans la pratique, le risque RGA est rarement ignoré volontairement. Il est cependant souvent sous-estimé, pour plusieurs raisons :
Il s’agit d’un risque diffus, sans événement brutal identifiable comme une inondation ou un séisme.
Le zonage RGA est parfois perçu comme trop large ou trop général.
Le manque de temps ou de supports pédagogiques rend son explication complexe.
Le client final (vendeur ou acquéreur) a souvent du mal à mesurer les conséquences concrètes.
Résultat : le RGA peut apparaître comme une information secondaire, alors qu’il s’agit d’un élément structurant de compréhension du sol et du bâti.
Le rôle du diagnostiqueur face au risque RGA
Le diagnostiqueur joue un rôle clé dans la qualité de l’information transmise.Au-delà de la conformité réglementaire, son travail contribue à :
la cohérence globale du dossier de diagnostic,
la compréhension des risques par le client,
la prévention des incompréhensions ou litiges futurs.
Concernant le RGA, il ne s’agit pas d’alerter excessivement, mais de fournir une information claire, contextualisée et compréhensible, en cohérence avec les autres éléments du dossier.
Un ERP bien structuré permet au diagnostiqueur de remplir pleinement ce rôle d’information, sans alourdir son discours ni multiplier les explications techniques.
RGA, ERP et responsabilité professionnelle
Le risque RGA fait partie des risques naturels devant être portés à la connaissance des parties via l’ERP.À ce titre, la qualité des informations fournies est essentielle.
Un ERP reposant sur :
des sources officielles,
des données à jour,
une cartographie fiable,
participe à la sécurisation juridique du dossier.
À l’inverse, une information incomplète, imprécise ou obsolète peut créer des zones d’incertitude, préjudiciables à l’ensemble des acteurs de la transaction.
Pour le diagnostiqueur, disposer d’un ERP fiable est donc un outil de prévention, autant qu’un moyen de respecter ses obligations.
Pourquoi un ERP fiable change la donne pour les diagnostiqueurs
Un ERP conçu comme un véritable outil métier permet de :
restituer le zonage RGA de manière lisible,
s’appuyer sur des données publiques vérifiées,
gagner du temps dans la constitution des dossiers,
renforcer la qualité perçue du diagnostic.
Chez Environot, l’ERP n’est pas pensé comme une simple formalité, mais comme un support d’information clair et structuré, adapté aux usages des professionnels du diagnostic.
L’objectif n’est pas de complexifier le dossier, mais au contraire de clarifier l’information environnementale, en particulier sur des risques comme le RGA.
En résumé : mieux informer pour mieux sécuriser
Le retrait-gonflement des argiles est un risque fréquent, reconnu et durablement installé dans le paysage immobilier français.S’il est parfois sous-estimé, c’est souvent par manque de lisibilité plutôt que par négligence.
Le diagnostiqueur occupe une position centrale pour :
garantir une information fiable,
sécuriser les dossiers,
renforcer la confiance des clients.
Un ERP clair, à jour et fondé sur des sources officielles constitue, à ce titre, un allié précieux pour exercer ce rôle dans de bonnes conditions.



Commentaires